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THEORIE D'UNIFICATION DES CONTRAIRES

INTRODUCTION



L'honnête homme qui s'intéresse aux divers religions ou métaphysiques et essaye de les comprendre de l'intérieur est - obligé de reconnaître que chaque livre saints, (ancien testament, évangiles, coran, bagava-gita, etc...) non seulement s'autofonde, mais produit de remarquables personnalités : Ibn .Gabirol, François d'Assise, Sohrawardi, ou Sri Aurobindo

Le problème épistémologique qui se pose est de concilier les vérités qui au premier abord non seulement s'ignorent mais divergent et vont jusqu'à se combattre.

Nous refusons cette situation ; et allons par ce petit texte essaye d'harmoniser les contraires en les unifiant.

Il va de soi que les partisans de l'interprétation littérale des textes sacrés crieront au scandale, ce qui n'empêche nullement qu'ils tombent sous les lois spirituelles mises à jour dans ce petit texte.

La première chose à faire est de définir les critères de validité de la vérité.

Dans un second temps il nous faudra définir ce qu'est l'intelligence, (nous l'avions déjà fait dans "éléments pour une nouvelle réflexion philosophique et politique" mais nous l'étofferons).Ensuite nous analyserons le mental et ses deux attributs : l'objectivité et la subjectivité.

Notre dernière analyse concernera le monde spirituel et le rôle de l'imagination.

Enfin nous prendrons quelques problèmes dogmatiques afin d'éprouver notre théorie.
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II - L'INTELLIGENCE



Le lecteur comprendra après avoir lu le premier chapitre que nous ne revenions pas sur la critique de Kant ni sur la justification de la position réaliste de saint-Thomas d'Aquin pour en venir tout de suite à notre propre théorie.

L'intelligence est une notion complexe qui se forme : d'idée, (une image), d'imagination et de raisonnement.

Les idées sont des images mentales, (donc immatérielles, ce qui équivaut à dire spirituelle qui peuvent être constitué par l'imagination, ce que nous verrons plus bas, mais aussi par la mémoire qui reconstitue une réalité, un visage, ou une fiction, le trombamorphe, de ""Marie et Théophile")  qui peuvent être simples (comme un point ou une ligne) ou bien complexes (ainsi qu'un hexagone ou un rectangle), elle peuvent être concrètes (arbre, .maison) ou abstraites, (vertu, bien Dieu).

L'imagination a pour tâche d'enrichir, de colorier et de créer. (Invention).

Plus l'imagination est grande, plus l'idée est complexe, j'imagine un fauteuil à haut dossier avec des pieds et des bras torsadés et dorés, on se rend compte par cet exemple que loin d'être un appauvrissement de la réalité, l'idée peut être aussi complexe ; et même enrichir la réalité comme dans le cas de l'invention.

Le raisonnement doit lier les idées entre elle d'une manière logique, (le raisonnement peut aussi être défini comme un réseau de connexions immanent entre deux concepts comme le cheval est blanc et se détruire dès qu'on cesse d'entretenir l'idée du "cheval est blanc"), et non d'une manière illogique, (le cheval est de feu), si malgré tout il le faisait ce serait dans l'ordre de la poésie ou de la folie (qui parfois entretiennent des relations de parenté comme dans le cas du compte de Lautréamont).

Cependant il faut prendre en compte le fait que Dieu détient la puissance créatrice absolue et qu'il peut créer ce que notre imagination conçoit dans les moments de sa plus grande activité, donc il est possible aussi invraisemblable que cela puisse paraître qu'il existe un monde où l'idée "cheval de feu" ait toute sa réalité. Ainsi les cités de Jàbarsà et de Jàbbalquà telles qu'elles nos .sont décrites et commentées par Làhiji dans son livre "la roseraie du mystère" existent non seulement en droit mais en fait, (ainsi en est-il pour la Jérusalem céleste de l'apocalypse de Saint-Jean


Comment ?

A cette question Làhiji ne répond pas vraiment, ou du moins sa réponse est-elle insatisfaisante.

Cependant il ne faut pas perdre de vue que l'intelligence se loge, ou faut-il dire est le coté pile de l'esprit, d'où l'importance du statut reconnu à l'esprit, ou à l'âme, (nous employons ces termes comme strictement équivalant).

Nous employons volontairement le mot reconnu, car nous ne pensons plus que l'âme soit automatiquement immortelle, mais nous discuterons de ce sujet dans le chapitre "objectivité et subjectivité".

En ce qui concerne notre âme, nous la tenons pour immortelle, et tout ce qui sera écrit maintenant concerne ceux qui partagent notre point de vu.

L'âme vient de l'esprit divin, elle est une émanation (pour reprendre l'expression plotinienne) ou une modalité, (expression spinoziste). A ce titre elle a le même pouvoir créateurs, curatifs, et destructeurs que Dieu ; mais parce qu'elle est en "exil occidental", pour reprendre un titre de Sohrawardi symbolisant la chute dans le matérialisme, l'âme doit impérativement se souvenir de son origine divine, lorsqu'elle faisait partie essentiellement de la divinité.

Se souvenant de son origine par une conviction intime, et malgré les enseignements exotériques des églises, il ne lui reste plus qu'à imaginer avec l'aide de ces mêmes enseignements exotériques les qualités abstraites et concrètes de Dieu, (infinité, bonté, sérénité, etc...).

Or ainsi que nous l'avons vu plus haut l'idée sont des créations mentales plus ou moins complexes ; donc des substances spirituelles objectivement existant quoi qu'immatérielles et subjectivement appréhendables.

Après avoir analysé de façon aussi minutieuse les composantes de l'intelligence nous sommes en droit d'énoncer notre thèse sans que cela choque ceux qui ont admis notre argumentation :

        "L'intelligence est plus qu'une fonction intellectuelle ; elle est, (ainsi que le disait le Zohar, il y a déjà six siècles !) Créatrices d'univers spirituels."
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III - LE MENTAL ET SES ATTRIBUTS



La philosophie classique distingue deux modes de connaissance : l'objectif et le subjectif. Cependant nous montrerons qu'ils sont indissociables.

L'objectivité étudie l'objet et ne fait entrer aucun sentiment en ligne de compte.

Cependant ainsi que l'a fort bien démontré Kant nous ne connaissons jamais un objet en soit sans l'aide de l'imagination.

Prenons un exemple : je ne connais la table sur laquelle j'écris que parce que je me souviens l'avoir regardé par devant, derrière dessous, dessus à droite et à gauche. Ma mémoire, se servant de l'imagination unifie ces divers fragments de connaissance pour me restituer la table en tant que telle dans mon esprit.

Naturellement plus l'objet est volumineux plus l'imagination a un rôle important et potentiellement déformant. Sur le plan scientifique l'objectivité unifie nos sens visuels et auditifs en nous trompons sur la réalité même, faute de quoi nous verrions les constituant même de la matière et entendrions les ultra-sons et infra-sons

La subjectivité implique une appréciation, esthétique, morale ou affective, du sujet sur l'objet. Sur le terrain scientifique les travaux de Broglie et d'Haseinberg ont montré, surtout en mécanique ondulatoire et corpusculaire, que la présence de l'observateur influait sur la chose observée.

A la fin de cette démonstration, nous constatons que notre perception du monde n'est ni totalement objectif ni tout à fait subjectif mais quelle est composite.

Il nous faut maintenant accorder un statut ontologique au monde.

Si nous posons comme équivalent les termes "esprit" et "force" ; et pourquoi ne le ferions-nous pas? Montesquieu n'a-il pas écrit "l'esprit des lois" ? Or il est évidant que cette expression est une figure de rhétorique car les lois n'ayant ni vie ni à fortiori l'intelligence, l'esprit, donc la force est réductible aurait d'être énoncé. Mais la matière existe, elle a une force de cohésion interne qui la fait perdurer dans le temps et l'espace, sous une forme ou une autre ; or la force est mobile, dynamique, si de Broglie et Haseinberg ne se sont pas trompé dans leurs observations, nous pouvons en conclure que la force de cohésion est la force même de Dieu.

On peut objecter que c'est impossible, l'esprit divin étant unique, c'est oublier que l'esprit n'est pas soumis au principe d''identité et de non-contradiction ; il y a par exemple une pluralité de personnes participant de la bonté, dira-t-on que c'est impossible parce qu'elle doit être indivisible et non soumise à la contradiction ? A moins qu'on ne récuse l'existence "objective" mais dans ce cas on est condamné à la mobilité permanente héraclitéenne et plus rien n'est fondable.

Si l'on s'en tient à une position nominaliste et qu'on prétende qu'il n'y pas d'essence en soit comment reconnaître des qualifications participant de la bonté ? Après tout les assassins du père Populiesko ont agit avec bonté envers le système communiste, pourtant personne ne les qualifie de "bons"

Cette position revient à reformuler de façon scientifique la vielle hypothèse panthéiste.

En effet, si l'ultime réalité de la matière est une force-énergie-intelligence nous ne voyons pas comment ne pas tirer cette conclusion.Tressmontant accuse les panthéistes de refuser le créationnisme. c'est inexacte, (pour nous du moins), il y eu un "temps" où Dieu était effectivement seul, ou tout n'était qu'à l'état de projet, (nous reconnaissons bien volontiers qu'il y a une difficulté ontologique à penser l'être de ce qui n'existe pas encore, cependant il nous semble nécessaire de dissocier l'être de l'existence dans le temps, en effet avant que ce texte ne soit sur ces feuille il était en projet, non pas en ces moindre détailles mais en gros, c'est-à-dire qu'il participait en même temps et sous deux ponts de vu différents de l'être et du néant), et c'est en faisant passer les choses de l'état d'idées-être à l'état d'idées-être-existant par une complexification de plus en plus grande de son essence à mesure qu'il créait des choses matérielles que Dieu crée l'univers, un peut comme les procession d'essences plotiniennes.

Si nous mettons autant d'insistance à justifier notre conception panthéiste de l'univers c'est pour mieux assurer la conclusion du deuxième chapitre; parce qu'en effet si l'univers n'était composé que de matière  inintelligente tout ce que nous avons conclu au  sujet de l'intelligence  et de l'imagination créatrice tomberait à l'eau car il est bien évident que si nous dessinions sur un papier une idée quelconque, par exemple l'idée d'une cité de cristal, sans jointure métallique ni bétonnée ou boisée, et que nous la brûlions ensuite il est bien certain que cette idée ne verra jamais le jour; tant dis qu'avec notre théorie nous sommes absolument certain de la  réalisation de l'idée que nous venons d'émettre que ce soit dans un siècle ou un millénaire, sur cette planète  une autre peut importe, d'où l'importance de la "bonne pensée" bouddhique, ou du "péché par pensée" catholique.

Parce qu'en effet ce système de pensée-créatrice fonctionne également en faveur de pensées négatives, (voir "Marie et Théophile", la digression sur la "magie noire".
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IV - MISE A L'EPREUVE DE LA THEORIE



Une théorie n'est valable que si elle remplit la fonction pour laquelle elle a été conçue. Dans ce but nous allons étudier quelques problèmes dogmatiques apparemment inconciliables dans toute autre grille de lecture.
                             
                       
  • Le matérialisme                       
  • La mortalité de l'âme témoin de Jéhova)                       
  •   La croyance au diable                       
  •   Le douzième imâm
                                   
                                   

Le matérialisme, pensé par Démocrite, étoffé par Epicure, popularisé par Lucrèce est une doctrine qui réduit les constituants du monde aux atomes et au vide.

Les atomes sont les plus petits constituants de la matière, ils sont insécables et se combinent par affinité et par hasard pour former les différents êtres, (Dieux, hommes et bêtes).

Aujourd'hui les matérialistes reconnaissent que l'énergie est le substrat de la matière mais ne veulent pas admettre que l'énergie est un attribut de Dieu ainsi que le poétiquement Saint-Jean en son prologue évangélique : "...Et le logos était avec Dieu, et il était Dieu".

Or en grec "logos" a plusieurs signification: raison, discours; aucune de ces significations n'a d'acceptation matérielle, mais au contraire a une signification énergétique,(en effet, la raison et le discours sont des processus psychologiques intérieurs à l'homme, donc l'être intime humain, or dans le cas de Dieu, il n'y a pas à proprement d'intériorité ni d'extériorité; il y a l'esprit, un point c'est tout donc ainsi que nous l'avons démontré plus haut divin.

Ce qui est exacte, par contre c'est cette énergie est le premier degré de matérialité analysable et que par conséquent il participe des contraires.

C'est précisément en ne reconnaissant pas cette participation que les matérialistes s'aveuglent.

Certes la volonté de pousser toujours plus loin l'analyse rationnelle de la matière est louable, encore faut-il partir de présupposés justes ou du moins ne pas les rejeter catégoriquement.
                               
Il est admis par presque toutes les religions depuis des temps immémoriaux qui pourraient remonter à l'Egypte pharaonique que l'âme est immatérielle et peut survivre dans l'haut de là.

Se basant sur des textes bibliques irréfutables et soulignant que lors du châtiment du premier péché d'Adam Dieu n'a jamais fait allusion à une quelconque immortalité de l'âme ils la refusent énergiquement. Ce faisant ils citent de façon privilégiée certains textes en amoindrissant la portée d'autres textes qui l'établissent avec autant de force, ou plus exactement les relient à d'autres textes que la chrétienté ne prend pas beaucoup en compte, ou les lit allégoriquement

Se pourraient-ils qu'ils aient malgré tout raison ?

Nous avons établit précédemment que l'âme, par les idées qu'elle émet dans la texture du ciel des idées est toute puissante ; par conséquent il faut que l'âme se décide dés cette existence sur celle à venir.

Naturellement l'âme fatiguée par plusieurs réincarnations, (voir "Marie et Théophile"), peut choisir de se suicider ; mais est-ce un véritable suicide ?

Dans la mesure où l'âme, à l'image de l'univers est une complexification de l'essence divine, elle ne peut se détruire qu'en retournant à sa source divine, c'es-à-dire en se refondant dans la divinité, (telle une goutte de pluie retombant dans l'océan d'où elle vient), mais sans vraiment perdre la mémoire,(la mémoire étant le pivot de la personnalité en rappelant nos déterminations psychologiques, car nous n'aurions pas de personnalité si un jour nous aimions la grande musique et un autre jour nous la abhorrions), mais au contraire en acquérant la mémoire et la vision de Dieu.

Au reste il se peut très bien que Dieu décide de recréer une terre en tout point semblable à celle-ci mais sur laquelle les témoins de Jéhova trouveraient les conditions qu'ils souhaitent dés cette existence, Dieu pouvant vouloir ressentir les effets d'une vision eschatologique naïve.

Nous avons longtemps refusé la possibilité d'existence du diable, ou d'esprits maléfiques au nom de l'unicité et de la toute puissance divine ; toute foi un certain nombre d'hypothèses découlent des cadres théoriques que nous avons mis en place dans nos travaux précédents, (et dont nous n'avions pas tiré les ultimes conclusions), et que nous venons de parachever.

Le premier principe unificateur est que tout ce qui est pensable existe réellement ; par conséquent Dieu a pu se réfléchir, s'imaginer en temps que négativité absolue de lui-même, c'est-à-dire qu'il a pu vouloir se ressentir comme une intelligence purement spirituelle et absolument méchante.

Le second principe unificateur est que tout ce que pense l'âme se réalise inévitablement, mais exclusivement en ce qui concerne l'âme ou le groupe d'âmes.

Ainsi s'expliquent les cas de sorcellerie ou de possession. La pratique de rites sorcier, (affaire "des poisons" sous Louis XIV par La Voisin), ne sont pratiqués que par ceux qui présupposent l'existence de créatures spirituelle mauvaise ainsi que de l'efficacité des rites.

De même pour que ces rites efficace à cent pour cent il faut que la victime y croit consciemment ou inconsciemment, les rites d'envoûtements ou de sorcelleries seraient à peut prés inefficace voir totalement inopérants si elle n'y croyait pas.

Bien entendu il peut y avoir envoûtement par autosuggestion sans qu'aucune force spirituelle mauvaise n'entre en ligne de compte.

Les musulmans shiites attendent le douzième imâm> qui selon eux aurait subit l'assomption à l'image d'Hénoch, Eli, le Christ ou Marie.

Le rôle du douzième imâm reprend ceux du soshyat mazdéen, du Messie juif et du Christ.

Il a ceci d particulier qu'il doit révéler les sens ésotériques de toutes les religions (et pas seulement de la religion juive et chrétienne et musulmane) ce qui sous entend une harmonie secrète.

On voit bien la difficulté : il y a au moins deux messies de trop, nous trouvons devant quatre possibilités :

  • Tout est faux
  • Tout est vrai
  • Le messie personnifie un âge d'or à venir
  • Le messie est vraiment une personne

Nous avons à la fin du premier chapitre définit la vérité comme une dynamique harmonisant les divers religions, ce qui équivaut à accorder à l'universelle le statut de vérité, même si l'universelle est exprimer sous des formes particulières comme par exemple l'idée que deux plus deux font quatre est universelle, mais en allemand se dit ; zwei und zwei sind vier ou en anglais ; two and two are for.

L'idée que toutes les figures messianiques viendront réellement s'incarner sur cette terre n'est pas non plus concevable au  nom de l'universalisme, car il y aurait un chevauchement de statut juridiques découlant des lectures littérales des livres saints, imaginer le messie juif et le douzième imâm se battant pour imposer la thora ou la sharia, la prière tourner vers  Jérusalem ou la Mekke, sans compter que toutes les religions se disent préférées de Dieu et vouent plus ou moins les autres aux gémonies; ce serait pour le  coup une bonne raison de devenir si non athée, du moins agnostique.

L'idée que les prophètes auraient personnifié un âge d'or par la figure messianique est certes séduisante tout comme l'est une prise de conscience par l'écrasante majorité des terriens de leur unité ontologique et religieuse, mais nous ne pouvons pas faire l'économie de l'objection, (d'ailleurs pertinente), que nous présentent les partisans de l'interprétation littérale des textes: "pourquoi voudriez-vous que l'humanité chasse la violence physique et morale seule demain, quand elle n'y est pas parvenue au bout des dix mil ans?"

Nous pouvons toujours émettre l'hypothèse que les progrès de la psychologie alliée à ceux de la chimiothérapie et à la microchirurgie cervicale pourraient détruire les centres où se logent les instincts primitifs, (haine, jalousie, violence) mais où serait le mérite lié à l'Effort de maîtrise intérieure ?

En outre cela condamnerait toute la philosophie morale à l'inaction.

Il y aura donc bien un messie avec un nouvel enseignement révélant les sens cachés de toutes les religions avec un enseignement ontologique tel que nous l'avons analysé dans "Marie et Théophile" ainsi que dans la "phénoménologie du crédo de Nycée-Constantinople".

Il ne nous appartient pas de décrire les moyens d'action du messie.

Les deux dernières hypothèses, loin de se contredire ou de s'exclurent pourraient fort bien s'harmoniser entre elles, à savoir que le messie-christ-imâm pourrait inaugurer une nouvelle ère de développement intellectuelle, artistique et spirituelle.

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CONCLUSION



Nous voyons après ce dernier chapitre que nous sommes dotés d'un outil d'analyse parfaitement efficace pour rendre compte de la pluralité des systèmes religieux ou philosophiques.

Nous tenons à prévenir nos lecteurs qui pourraient être tentés de faire de notre travail un ouvrage justifiant le relativisme ou nous désavouons de la manière la plus catégorique cette tentation -de faire une lecture de ce texte subjectiviste.

En effet, nous avons découvert des lois spirituelles, et c'est justement l'affirmation de ces lois qui nous fait éviter cette accusation.


7/10/89

Révisé et précisé les 7, 8/4/90

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