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Quelques poèmes

Marie-Rose                                    18/09/1993



Marie-Rose

Rose à peine éclose sur le bâtiment
Où l'on dépose à l'entrée sentiments
Et subit peines à vie.

Marie, pas de vis, de Rose qui tarit larmes,
Prit les armes pour rendre vie aux murs.

Dames rationnelles, fonctionnelles et efficaces avons,

Basse est la fréquence émotionnelle des femmes.

Pointue, aiguisée est la lance de Laurence qui lance nos tutus de fer à l'assaut des ressentiments.
Le cerceau des caméras menacent de nous "démurer".

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Pour l'Empire                                  13/09/1993



Pour l'Empire

Pour l'Empire Ils traversèrent le Yémen, brisèrent les glaces,
Réchauffèrent leurs faces.

L'Empereur, par sa présence, donna des lambeaux du soleil d'Austerlitz !

Moskowa ne résista pas, et fondit devant ces morceaux de gloire :

Sommeil, mémoires et marches forcées soutinrent ces surhommes !

Nécessité, à coups de hache fit avancer la garde,
Sous la dictée du feu, il n'y eu point bonne parade.

La mort n'est pas exaltée, seul l'effort l'est.

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Le sycomore                                    12/09/1993



Le sycomore

Le sycomore du jardin est mort !

Le daim et le cobra n'iront plus sous ses bras !

Le sol n'est plus si bas, et brûlent les rayons de la vie !
Perce l'envie, contre toi point de recours,
Hors le sommeil qui met un point à la veille de ma mie !

L'attente vermeille du secours est longue !
Quelle menthe viendra un baiser poser sur ma bouche,
Et m'émerveille d'une longue douche !

Mieux que sycomore sera Laure !

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La beauté                                        11/09/1993



La beauté

La beauté brille dans son écrin, bottée en tristesse,
Ferrée de vrille, avec burin tu casses les portes des yeux et cœurs.

De fortes portes il faudrait pour ne pas te voir,
Avec continuité on voudrait te boire.

Dieu te créant voulait te donner pour sœur joie,
Les yeux détournant, tu préférais mélancolie !

D'incestueux rapports avez au lit de la vie,
Irrespectueux sont les hommes quand joie fait foi de toi !

Somme d'artifices tu déploies pour que tous ploient devant ce couple.

Souple jusqu'à te faire nostalgie,
Perverse tu verses souvenirs épars et malheureux pervertis du temps fuyant les heureux.

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Le vent                                            10/09/1993



Le vent

Le vent des prophètes se sont levés
Le temps de la fête s'est révélé,
Depuis la date, ou lait, miel dates étaient partagés par Anouar et Ménahim.

Le puits de l'Esprit maintenu dans le noir n'était pas saccagé.

D'infirme, Yasser redevenu saint y prie

Le fiel a cédé la place à l'Esprit-Saint ;
La venue de * et Allah est proche,
Jésus revenu, quand sous le porche de l'hôtel,
Le jour ne fut plus l'autel de la guerre.

Le four ne chauffera plus le fer des armes
Mais dorera le pain de communion des âmes !

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La peur                                            09/09/1993



La peur

Peur où te loges-tu, toi dont la compagne est Fureur,
Ta loge est dans mon cœur, vas battre la campagne avec ta sœur !

Je ne veux plus te servir d'âtre
Je te lu trop aux feux de l'ire,
Mourir sans avoir de fils pour que chante la lyre devant les dieux lares,
Sans voir mon bien aux mains des lys qui chantent ma mémoire ;

Et que périsse ma gloire dans ce monde de foire !
Où l'onde noire du désespoir se hisse pour le submerger.

Que faire pour me venger de ce dédale de scandales ?
J'ai ni le fer ni le feu purificateur.
Pourtant je le veux ce moteur du renouveau
Pour que l'ondulaire noirceur cède le pas au jeune beau
Qui aide la faune adultère à devenir sœur et épouses
Pour devenir de l'honneur les sources et épouses.

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Boire                                                08/09/1993



Boire,                               


Boire le breuvage noir
De la haine sur les rivages de la tristesse
Qu'on déchaîne par l'absence
Qui maîtresse cruelle provoque la déchéance.

Convoque l'adultère, ô juge !
Préfère le châtiment qui urge au coupable pardon,
Fais don du fer brûlant du remord.

Que la vicieuse ne soit plus jamais heureuse,
Que la fable du bonheur par trahison ne soit pas victorieuse,

Mais que l'heureuse coupable soit maudite.

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