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ÉLEMENTS POUR UNE NOUVELLE RÉFLEXION POLITIQUE ET PHILOSOPHIQUE

INTRODUCTION



Les actions nuisibles à l'homme, guerres, crimes, font chaque jour "la une" de nos journaux. Et pourtant, combien de philosophes, Platon, Kant, Husserl, n'ont-ils pas écrit d'ouvrages afin d'expliquer les raisons de notre fraternité ? Combien de religions, de sectes n'ont-elles pas été fondées autour de cette idée pour la défendre et la promouvoir ?

Pourtant, malgré tous ces efforts, nous sommes en face d'un double échec : échec de la raison, puisqu'un philosophe tel qu'Heidegger a pu être séduit, ne serait-ce que quelques mois, par le national-socialisme ; Mais aussi échec de la religion, qui continue d'enfanter l'obscurantisme le plus moyenâgeux tel qu'il se manifeste en Iran.

Malgré cet échec, qu'ils ne peuvent pas méconnaître, philosophes et religieux continuent leurs discours, comme si les paroles prononcées n'avaient ou ne devaient avoir aucune conséquence sur la conduite humaine, comme s'ils alignaient mots et adjectifs pour le simple plaisir de les voir s'emboîter correctement.

Le défaut qu'ont eu les philosophes, excepté peut-être Descartes, et les religions, est d'avoir pensé l'homme comme de peu inférieur à Dieu, ou, pour reprendre l'expression d'Aristote, comme un "animal politique" n'ayant pour guide que ses instincts et pour avenir que le néant et la mort.

Le petit livre que nous avons écrit, "Marie et Théophile" a, nous l'espérons, définitivement anéanti cette vision réductrice et avilissante de l'homme.

Nous ne voulons pas faire de la condition humaine l'achèvement de l'oeuvre divine ; ce serait tomber dans l'anthropomorphisme, bien naïf ; il est possible en effet, que nous découvrions, au cours d'explorations galactiques, d'autres formes d'intelligences, aussi et peut-être plus développées que la nôtre. Peut-être existe-t-il même des créatures incorporelles mais spirituellement plus avancées que nous ne le sommes dans la compréhension de la réalité "objective" du monde divin et de sa finalité ultime.

Lorsque nous écrivons le mot "objectif", nous devrions plutôt employer celui de subjectif" car ce que nous prenons comme quelque chose de définitivement établi ne dure que quelques millénaires qui pour nous ont valeur d'éternité.

L'objectif de ces quelques pages est de poser les bases d'une société d'humains ayant compris qu'ils sont autant de segments du Dieu unique ; une société dont la majorité ses membres aurait maîtrisé d'une part les sentiments de haine, jalousie et convoitise par un système éducatif, que nous décrirons plus tard, mais que nous pourrions rapprocher de celui de Rudolf Steiner et son anthroposophie ; d'autre part, les problèmes que posent nos sociétés marchandes tels que la surproduction de biens de consommation, la mauvaise répartition des produits alimentaires ou même le stockage de moyens de destruction de toutes sortes.

Il ne faut pas s'attendre à lire un document rempli de chiffres et de statistiques qui seront de toute façon contestés et contestables, et qui nous éloigneraient de l'essentiel.

Les pages qui vont suivre se proposent de partir de la réalité perceptible par chacun d'entre nous et de décrire les processus parfois complexes et aléatoires menant à ce que nous, l'auteur, considérons comme l'Olympe idéal.

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PARTIE 1

I - Les nationalismes 



Deux tendances s'observent au niveau de l'organisation politique du globe.

La première tendance vise à l'unification politique et économiques de zones géographiques (CEE, COMECON, OUA...) ainsi qu'à une unification mondiale à travers des instances telles l'ONU, le FMI, l'UNESCO ou la cour internationale de justice.

La seconde tendance est celle d'un retour au nationalisme en ce qui concerne les vieilles nations de l'Occident, qui fut illustré notamment par le conflit anglo-argentin ou par l'important score réalisé à l'occasion des élections européennes par le Front National.       

Nous devons également mentionner la persistance du sentiment tribal qu'illustrent les affrontements interethniques d'Afrique du sud.

Notre devoir est d'analyser les plus honnêtement possible le nationalisme, ou plutôt les nationalismes, afin de savoir si nous pouvons en garder quelque chose de positif pour le vingt-et-unième siècle.

La première manifestation du nationalisme est un acte d'amour envers la terre natale ainsi qu'envers la famille et la culture qui y fleurit.

Cette définition du nationalisme est tellement vraie que même les Grecs, pourtant grands manipulateurs d'abstractions, notamment Platon avec ses idées du Bien du Beau, du juste ainsi que les sophistes, ne remirent pas en cause l'organisation territoriale de la Grèce où chaque cité gardait son indépendance vis-à-vis des autres, allant jusqu'à se faire la guerre comme se fut le cas rentre Athènes et Sparte durant le conflit du Péloponnèse.

De ce point de vu, l'opération  esquissée par Alexandre le Grand, qui n'était que macédonien, peut être considérée comme un échec puisque la centralisation des affaires politiques de la Grèce ne fut pas continuée par la création d'un sentiment national grec capable de se substituer au sentiment national athénien, spartiate ou autres.

La seconde définition est plus réfléchie, c'est l'adhésion à un certain passé historique ayant donné naissance à un certain nombre de systèmes de valeurs: traditionalisme avec de Bonald et Maurras; socialisme utopique avec Fourrier, Proudhon ou Blanqui marxiste avec Guesde.

Le refus du fatalisme est une autre caractéristique de notre histoire. Combien de fois n'avons-nous pas été au bord de notre destruction en tant que nation constituée autour d'un pouvoir central; Mais il y eut toujours des redressements spectaculaires: Depuis Bouvines avec Phillippes-Augustes, jusqu'aux taxis  de la Marne avec Joffre. Le goût de l'harmonie, du travail bien fait ainsi que celui de la liberté sont des caractéristiques de notre histoire

Le nationalisme tel que nous l'avons défini est une force de cohésion sociale et d'amour entre les Français et la France.


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Nous devons maintenant étudier une autre forme de nationalisme que nous appellerons pour plus de commodité le "nationalisme révolutionnaire"

Ce nationalisme est apparu à la fin du XVIII° siècle avec la guerre d'indépendance menée par les treize colonies anglaises d'Amérique qui deviendront le noyau des futurs Etats--Unis d'Amérique.

Remarquons que cette guerre fut commencée pour protester contre un système d'imposition jugé inique, ce qui en soi n'est pas encore révolutionnaire, mais par sa fin, l'indépendance, et son moyen, la levée en masse de simples citoyens dans des armées irrégulières, est un fait proprement révolutionnaire.


La guerre totale fut perfectionnée et "idéologisée" par la révolution française en ce sens que l'on ne se battait plus seulement pour la préservation de l'intégrité nationale mais aussi pour des concepts tel que la liberté, le bonheur, la raison; En un mot "les droits de l'homme".

L'introduction des droits de l'homme eût pour résultat de rendre la guerre encore plus inhumaine qu'auparavant. Parce qu'ainsi tout homme qui osait se lever contre les forces qui prétendaient venir, comme se fut le cas de la guerre contre la Vendée à partir de 1793, et c'est le cas en Afghanistan, devenait obligatoirement un ennemi du bonheur, de la liberté, de la raison et donc de la République qui prétendait être l'incarnation de ces vertus.

Par contre coup le soldat qui venait envahir le pays ou la région se sentait en droit de faire subir à ses ennemis les pires exactions puis qu'objectivement ils étaient pour le malheur, l'asservissement et l'obscurantisme.

L'exemple afghan est typique du nationalisme révolutionnaire qui s'enveloppe dans de grands principes et qui de surcroît prétend avoir été appelé par le gouvernement légitime alors qu'il n'y a jamais eût d'élections libres pour justifier l'intervention du seul pays pratiquant le nationalisme révolutionnaire: L'union soviétique.

Ce n'est évidemment pas dans le but de faire régner l'ordre, la paix, et la prospérité universelle que l'union soviétique a envahit ce pays, car autrement elle aurait commencé par résoudre ses propres problèmes qui sont gigantesques, mais bien en vu d'une domination planétaire pour l'exaltation de l'orgueil national russe. Ce qui permet de faire oublier peu ou prou la misère ans laquelle est maintenu le peuple russe.

Pour justifier l'intervention communiste les dirigeants soviétiques se servent d'un concept forgé vers le milieu du XIX° siècle par Marx et ses amis: L'internationalisme prolétarien.

L'internationalisme prolétarien reprend l'idée de la fraternité universelle en la restreignant au statut économique de l'individu et en mettant entre parenthèses sa nationalité et sa religion; en résumé c'est à un appauvrissement considérable de la personnalité qu'aboutit l'internationalisme prolétarien.

En dépouillant l'homme de sa partie divine, son âme, on le réduit à ne se percevoir qu'en tant qu'animal, certes plus intelligent  que les autres animaux mais rien de plus.

Or les animaux d'une même espèce se développent au même rythme, ont les mêmes besoins au même moment, et si ce sont des animaux domestiques, leurs maîtres pourvoient objectivement à leurs besoins.

C'est très exactement ce que tentent de faire les dirigeants soviétiques avec leur peuple en appliquant la théorie du comportementalisme de Konrad Lorentz chez les animaux; mais avec nettement moins de succès à cause, notamment, de la pénurie alimentaire. 

Si légalement les Soviétiques ont le droit de pratiquer une religion, ce droit est inscrit dans la constitution  soviétique, dans les faits la pratique religieuse est extrêmement mal vue par les autorités.

Cela se comprend parfaitement puisque venant d'un pays communiste, membre de l'internationale prolétarienne, et ayant réalisé, du moins théoriquement, une société sans classe où toutes les injustices ont été, ou sont en train d'être abolies; La religion n'étant qu'une crainte des lendemains ainsi qu'un besoin de se rassurer en ce qui concerne la destination post-mortem de l'être et en tant que ce besoin et cette destinée sont hautement subjectives; les citoyens soviétiques n'ont plus objectivement besoin de la religion.

Avoir besoin de la religion signifie deux choses: la première est que celui qui en a besoin est mentalement malade, car seul un malade qui vit dans un pays se rapprochant à ce point de la perfection politique peut perdre son temps en rêvant à des chimères telles que l'éternité de l'âme; Cette personne sera par conséquent envoyé dans un hôpital psychiatrique.

La seconde signification que peut revêtir la pratique d'une religion équivaut à la contestation radicale d'un ordre établi, comme en Pologne, pratique qui est d'ailleurs sincère, mais qui de toute évidence nie les bienfaits d'un "paradis" dépourvu de toute dimension spirituelle.


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La libéralisation de l'URSS grâce à la Perestroïka ne rend pas notre analyse périmée puis qu'elle convient à bien d'autres pays,  Chine, Vietnam, en outre la relative libéralisation de l'union soviétique, contestée par des gens tels que Volkov, Soljenitsyne ou Zinoviev; Peut toujours être remis en cause tant que l'Etat central soviétique, l'armée et les moyens de répressions seront aux mains du parti communiste; En outre la menace d'une répression brutale interne s'accompagne d'une menace équivalente extérieure. Il est fort possible que la Perestroïka n'ait pour but, comme la NEP des années 20, de restaurer une économie délabrée.


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Certaines personnes, qui ne sont pas marxistes, observent que le concept de nation est toujours à l'origine de guerres, même s'il y a des connotations souvent économiques, préconisent la création de vastes ensembles politiques et économiques transcendant les nations existantes. 

Ils ne se rendent pas compte ou sous-estiment, les problèmes affectifs et imaginatifs que cela entraînerait.

Jamais plus qu'aujourd'hui la volonté de se ré enraciner dans les cadres traditionnels: Famille, clan, tribu, région, nation n'a été aussi fort; ceci au détriment de la nation traditionnelle. En effet, de nombreuses provinces ont leurs organisations indépendantistes.

Ce nationalisme régional est éminemment dangereux pour au moins deux raisons:

La première de ces raisons est que dans l'hypothèse où le nationalisme repose sur une réalité économique qui peut le soutenir l'indépendance économique de cette région,  ce qui est loin d'être le cas en ce qui concerne la plus part des territoires réclamant leur indépendance, cela conduirait à une floraison de frontières artificielles, à une multiplication de droits de douanes entravant le commerce mondial et par conséquent entravant le commerce mondial entraînant des causes de guerres entre états lilliputiens.

La deuxième raison est que les nouveaux Etats qui n'arrivent pas à se maintenir indépendants seront dans l'obligation de quémander l'aide financière et militaire. Si ces Etats sont logiques avec eux-mêmes ils n'iront pas le demander à l'ancienne métropole mais se tourneront vraisemblablement vers l'URSS ou les usa.

Ces deux puissances ayant des systèmes économiques et politiques radicalement différents aideront ces petits Etats en exigeant d'eux un soutien diplomatique et logistique inconditionnel. Dès lors l'indépendance voulue risque de se réduire en une phraséologie creuse, et ceux qui voudront la voir effectivement appliquer seront pourchassés par les régimes en place.

Le mouvement d'indépendance aura accouché d'une  multitude d'Etats oppressifs et qui le seront d'autant plus que leurs territoires seront plus étroits et que les moyens d'espionnages de la vie privée seront toujours plus efficaces.

Devant cette constatation un certain nombre de personnes pense qu'une Europe unie pourrait offrir  une "troisième voie".

En effet la constitution d'une Europe unie de l'Est, par opposition à l'Europe  communiste se heurterait au problème que  nous qualifierions d'"imaginatif"


Si par exemple, le gouvernement européen veut s'attaquer rationnellement à un  problème donné, prenons par exemple le problème de la surproduction du vin, il décidera après consultation d'arracher un certain nombre de pieds de vigne en Espagne, France, Italie, mais les viticulteurs, par corporatisme, pour sauvegarder le droit de production privée; Où par absence de planification à longue échéance, refusent d'obtempérer, et si comme c'est déjà le cas le centre de décision est à l'étranger, à Bruxelles,  par exemple, et que le gouvernement est présidé par un allemand, par exemple, la crise imaginative sera enclenchée.

Nous entendrons des raisonnements sur l'éloignement du pouvoir, sur l'absence de réalisme du responsable, ensuite viendra le fait que c'est un allemand un sale boche dont le pays  n'a pas eu à souffrir des mesures prises.

Puis la situation empire et d'autres problèmes viennent se greffer à celui-ci; nous assistons à des tentatives de sécession réprimées dans le sang, à une flambée de haine. Ce ne seront plus des guerres civiles nationales déjà assez cruelles, mais des guerres civiles continentales 

Nous serons arrivés à ce paradoxe qu'en voulant avoir une collaboration à l'échelon européenne plus intense que jamais nous aurons durablement tué cette volonté ainsi que le sentiment de fraternité.

Le processus que nous venons de décrire vaut évidemment pour d'autres continents.

Nous voyons après cette analyse que le nationalisme traditionnel est légitime puisque irremplaçable: il est le point d'équilibre entre deux impossibilités pratiques.

Les divers mouvements qui ont lieu en Europe de l'Est: unification allemande, problèmes des nationalités en Yougoslavie, en Roumanie, et bien plus gravement en URSS  ou les volontés sécessionnistes de la Lituanie, l'Estonie et la Lettonie, montrent à l'évidence que le nationalisme est une constante de la psychologie humaine; en outre les dramatiques incidents qui ont eût lieu entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan ainsi qu'entre d'autres républiques soviétiques moins médiatisées légitimant notre hypothèse de guerres civiles européennes, il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi pour le nier à priori.

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PARTIE 2

Introduction



Nous comprenons plus clairement à ce stade de notre essai pourquoi malgré les extraordinaires développements des moyens de stockage de mémoires de l'humanité à travers les livres et les ordinateurs à notre époque; Ce qui permit la conception de moyens de communication plus rapides et plus efficaces, il ne s'est pas créé de nationalisme terrien.

Nous ne parlons pas de cette minorité cultivée, ou dite cultivée, que sont en fait les "anglosaxonisés" et qui sont aussi étrangers à leurs pays qu'au reste du monde, qui se rencontrent dans les "jet sociétés". Nous parlons encore moins de la religion catholique, étymologiquement universelle, qui à la chute de l'empire romain d'occident aurait dû empêcher la constitution de royaumes indépendants par une spiritualité rehaussant l'image divine de l'homme et promouvant la fraternité universelle.

Quant à l'internationale bancaire, nous savons que son seul intérêt est d'ordre financier.

Afin que le nationalisme terrien puisse se former à l'aube du deuxième millénaire chrétien, il nous semble que deux conditions soient nécessaires, dont la seconde est, dans l'état actuel des choses, hautement improbable.

La première condition se divise en plusieurs points:

  • Le respect des traditions nationales considérées en tant que porteuses de valeurs universelles.

  • L'adhésion de tous les Etats planétaires à une conception divine de l'homme ainsi que la création et reconnaissance d'un Conseil Planétaire Spirituel.

  • L'orientation systématique des recherches scientifiques dans le sens d'une plus grande compréhension entre terriens.

Tels est le point parmi d'autres que nous essayerons de traiter dans cette seconde partie.
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I - L'éducation, une oeuvre de longue haleine



Une réforme de l'éducation est indispensable pour l'établissement d'une véritable fraternité universelle; cette entreprise doit s'inscrire dans un nationalisme conscient de ses valeurs ainsi que le sentiment légitime que doivent avoir les autochtones d'être non seulement les maîtres de leur destin national, mais aussi d'évoluer dans les même espaces mentales utilisant les mêmes références qui sont majoritaires.

Il est évident que dans cette optique les personnes désireuses de vivre au sein d'une collectivité qui n'est pas la leur, peut importe qu'elles soient venues volontairement ou poussées par la misère due à une mauvaise décolonisation, doivent faire un minimum d'efforts afin d'acquérir une bonne connaissance des coutumes et de la culture du pays où elles ont choisi de vivre pour un laps de temps déterminé. Ces personnes doivent corrélativement s'abstenir de pratiquer leurs coutumes dans la mesure où elles risqueraient de choquer les autochtones.
Ainsi l'application de la charia, loi coranique en vigueur dans la plupart des états musulmans s'appliquant à toutes les situations de la vie, même lorsqu'elles n'ont rien de religieuses, dans un pays chrétien, serait proprement aberrant en ce sens qu'elle aurait pour conséquence de porter atteinte à l'idée que se fait un chrétien de la dignité humaine. De même, et bien que cela ne relève plus de la législation mais de la coutume, il serait indécent pour européen et à fortiori pour une européenne de pratiquer le naturisme sur une plage publique d'un Etat musulman par rapport à l'extrême pudeur manifestée par les populations de ces pays.

Dans ce même ordre d'idées il faut que les parents d'un enfant étranger qui doivent scolariser leur enfant acceptent les méthodes, coutumes et programmes officiels. L'idéal serait que ces programmes ne soient pas mis en cause par les autochtones, mais même s'ils l'étaient, la moindre des choses voudrait que les étrangers ne s'immiscent pas dans un tel débat. Rien par ailleurs n'empêche les parents de donner des cours sur leur pays d'origine.

Dans tous les cas l'étude de la culture nationale ou religieuse doit se faire dans une double optique, qui pourrait à première vue paraître contradictoire mais qui en fait ne l'est pas.

La première optique est de vouloir faire aimer d'une façon leur pays et les hommes marquants qu'il a donnés. Ainsi trouveront-ils des modèles de comportements. Ainsi par exemple Jeanne d'Arc est-elle capable d'incarner l'esprit de décision et d'abnégation, Bayard le courage, Louis XVIII l'esprit de réconciliation, le docteur Schweitzer l'esprit de sacrifice de soi pour secourir les autres. Ces grands hommes empêcheront probablement, s'ils sont pris comme références par les jeunes, des actes aussi ignobles que la prise d'orages ou la pose de bombes dans les lieux publics; gestes que n'auraient jamais fait, malgré les guerres incessantes qu'ils se livrèrent Saladin et Louis IX; Lorsque malgré tout ils exécutèrent des otages ce furent toujours des chevaliers qui la plus par du temps servaient à garantir durant un temps déterminé l'application d'un traité et qui une foi le traité appliqué s'en retournèrent sains et saufs. Mais ce ne furent jamais de simples bourgeois ou paysans.

La seconde optique est de faire comprendre aux enfants que s'il est exact qu'ils naissent dans un pays au passé glorieux, ayant d'illustres rois, généraux, philosophes, écrivains, savants; les autres n'en sont pas pour autant démunis et qu'une découverte scientifique faite dans un pays étranger, (prenons par exemple l'invention de la boussole) qui fut faite par les Chinois et qui révolutionna la navigation en permettant aux navires de ne plus faire de "cabotage"; permit bien plus tard de découvrir des terres "inexplorées" comme ce fut le cas du continent américain par Colomb, (du moins pour l'histoire officielle alors qu'en fait saint-Brandan et les vikings le connaissaient déjà) 

Il en va de même dans le domaine philosophique où par exemple Spinoza du beaucoup à Descartes (même s'il le critiqua) ou dans le domaine musical où Lulli vint influencer notre musique.

Mais un peuple qui renie son passé, ses gloires, pour valoriser  le passé et les gloires des autres, souvent celles de ses anciennes colonies par esprit de repentance ne peut s'attendre à être aimé et respecté des autres. Parce qui si l'on veut être aimé et respecté, il faut que les autres nations pensent que 'on est aimable et respectable; comment le penseraient-elles si nous méprisons à travers notre histoire? 

En définitive se vouloir du bien, c'est vouloir du bien à autrui en tant qu'ils ne sont rien d'autre que notre miroir vivant.

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II - Deux explications théoriques réductrices : Le marxisme et l'évolutionnisme



L'idée consistant à valoriser conjointement sa nation  ainsi que les nations voisines n'a de sens que si tous les nationalistes se respectent mutuellement; et qu'en outre si tous les Etats adhèrent à une conception divine de l'homme.

Cette idée équivaut à rejeter les conceptions marxistes et évolutionniste de l'homme.

Elles se rejoignent dans la négation de la conception divine de l'homme ainsi que dans l'instauration d'une société de masse, bien que celle-ci n'a pas le même rôle; En effet dans une société marxiste la masse a valeur de norme tant disque l'explication évolutionniste, dont on peut penser que Hitler fut un héritier, prend la masse comme matière première d'où sortent des prototypes  appelés à devenir une nouvelle masse d'où sortiront  de nouveaux prototypes et ainsi de suite.

Darwin partait de ce qu'il a pu observer au cours de ses voyages pour en tirer la loi d'évolution universelle où tout serait dû au hasard.

La matière serait première, et les cellules vivantes primaires se complexifiant de plus en plus jusqu'à faire apparaître le premier organisme vivant, ne seraient dues qu'à des combinaisons moléculaires plus ou moins hasardeuses.

Cependant si cette hypothèse est susceptible d'expliquer certains faits, ce qui la condamne sans appel c'est l'impossibilité d'expliquer d'une part d'autre pensée part la l'oeil

En effet, même si les biologistes définissent la pensée en tant que réaction de certains composés chimiques qui sont dans nos cerveaux, ils ne font qu'expliquer les conditions permettant à la pensée de s'exprimer dans la condition humaine mais en aucun cas ils n'analysent la pensée elle-même.

En fait la pensée est presque inanalysable, à peine peut-on la définir d'un point de vue scientifique comme une force qu'émet le cerveau

D'un point de vu non scientifique par contre, nous pourrions définir la pensée comme la possibilité d'associer des images mentales concrètes, herbe, vache, lait, comme des images abstraites, Dieu, univers, anges... Ces associations d'idées sont un raisonnement logique chez l'homme civilisé, illogique, magique chez le primitif.

La seconde difficulté pour la pensée évolutionniste est, nous l'avons dit, l'œil. L'évolutionnisme, en effet, prêtant que l'homme est l'achèvement d'un processus naturel. Si nous poussons le raisonnement jusqu'à ses ultimes conclusions, chaque organe humain devrait avoir une efficacité plus grande que ses correspondants qui  sont sur les animaux. Or il n'en est rien, certaines espèces de poissons ont une vision bien supérieure à la nôtre, de même l'odorat ou l'ouïe sont également supérieurs aux nôtres.

Nous répliquera-t-on que les chiens ont en eu besoin plus longtemps que nous et que ce sont des vestiges de leur ancien état sauvage, destinés à disparaître progressivement chez les chiens domestiqués depuis des générations.

Nous le voulons bien, mais bous voudrions que l'on nous présente une race de chiens  privée de ses organes si extraordinaires. Nous  voudrions en outre que l'on nous explique pourquoi l'homme dans le contexte évolutionniste aurait eu moins longtemps besoin de ces organes. Serait-ce à cause du langage? Mais que savons-nous du langage "chien" ? Peut-être se comprennent-ils aussi bien que nous comprenons nous-même?


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L'explication marxiste dit que tous les éléments culturels, toutes les valeurs que peut produire l'homme sont conditionnées par le contexte économique et social du moment. Citons une phrase de la page 45 du "manifeste du parti communiste":

"Les lois morales, la religion, sont à ses yeux (le prolétariat), autant de préjugés bourgeois derrière lesquels se cachent autant d'intérêts bourgeois"


Il n'est pas besoin d'être d'une grande intelligence pour tirer toutes les conclusions qui s'imposent:

La première conclusion est que les lois morales et les religions sont des incarnations vides de significations inventées par la classe en vue d'intérioriser chez les dominés l'idée qu'ils doivent respecter la hiérarchie sociale existante.

La deuxième conclusion que nous pouvons tirer est que ce sont autant de "préjugés", nous pouvons bafouer les lois, c'est-à-dire voler, tuer, exploiter nos semblables.

Nous objectera-t-on que ce n'est pas ce que Marx a voulu dire? Nous l'espérons, cependant nous avons un texte et il ne nous est pas permis d"extrapoler, surtout si c'est un texte fondateur.

Le raisonnement consistant à soumettre l'esprit à la matière peut être vrai pour certaines situations particulières, notamment en ce qui concerne la domination de la ville sur la campagne ou de l'occident sur l'orient, citons le "manifeste" page trente-six:

"De même qu'elle a, (la bourgeoisie), subordonné la campagne à la ville, elle a rendu dépendants les pays barbares ou semi-barbares des pays civilisés"

Ce raisonnement ne peut être généralisé à l'ensemble des activités intellectuelles sous peine d'assujettir l'esprit à la matière et donc de nier toutes possibilités de création et d'évolution autonome; ce qui revient en dernière analyse à promouvoir l'image de l'homme comme étant un simple un simple conglomérat d'instincts égoïstes. 

Ces deux systèmes, venons-nous de faire remarquer, conduisent à une société de masse déspiritualisée, (nous employons ce terme de préférence à celui d'athée parce qu'il nous semble qu'il indique mieux la perte d'une force qui se trouve naturellement en chaque homme), en ce que l'être humain n'est pris que comme un élément de consommation et de production, comme points manquant pour la cotisation retraite. D'où les dépressions, suicides, et tout ce qu'on range sous la rubrique "faits divers".

Seul le degré de possibilité de satisfaire aux besoins vitaux de l'homme, (se nourrir, se loger, s'habiller), marque réellement la frontière entre les deux systèmes; le communiste, qui n'est en fait qu'un capitalisme d'Etat et le véritable capitalisme où les moyens de production sont aux mains de personnes privées: le globe.

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III - Le conseil spirituel planétaire



L'adhésion de tous les Etats à une philosophie religieuse, en ce qui nous concerne une véritable philosophie ne peut qu'être religieuse, qui cesserait de voir dans l'homme un animal un animal plus perfectionné que les autres, mais sans plus, mais qui le verrait comme l'expression de la divinité; Pourrait amener l'unité, non pas politique ce qui est irréalisable et ce n'est pas souhaitable, ni technique ainsi qu'on essaye de le faire sous nos yeux. 

L'unification spirituelle a pour but, comme l'éducation, une meilleure compréhension entre nations, ce qui devrait entraîner une raréfaction des conflits ainsi qu'une élimination des haines raciales et xénophobes autour d'une spiritualité commune à toutes les grandes religions, à savoir: la reconnaissance d'un Dieu créateur de toutes choses; postulat qui implique que l'homme est une expression de la divinité parmi d'autres formes d'expression du divin. Le moyen étant le Conseil Spirituel Planétaire.   

Les tentatives faites au cours de ce siècle à travers la S.D.N, puis l'O.N.U afin d'harmoniser la vie internationale, se fondèrent et se fondent sur le terrain politique.

Ce qui équivaut à vouloir régler des problèmes qui relèvent à la foi d'un comportement rationnel et irrationnel (la crise irako-kowétienne nous en fournit un admirable exemple: d'une part  il est rationnel du point de vu irakien de vouloir une plus large façade maritime d'autre part il est irrationnel de vouloir annexer un Etat souverain après trente ans d'existence sous prétexte qu'historiquement il était une province, on eut dû l'annexer dès l'indépendance ou y renoncer à jamais.

Tout ce qui relève de la gestion, comme par exemple les ressources pétrolières, (qui sont à plus de soixante pour cent dans les pays proches orientaux), de l'uranium qui se trouve en grande partie dans le sol d'Afrique du sud, ou dans un autre domaine la gestion des surplus alimentaires, ou la gestion des immigrés fuyant la persécution et la misère et du domaine rationnel.

Parce que si nous prenons le cas des matières premières citées, il est évident que l'intérêt des acheteurs de pouvoir vendre et que corrélativement l'intérêt des acheteurs est de pouvoir payer cette matière de façon à ce que les producteurs puissent non seulement nourrir leurs populations, mais encore acheter et payer les biens d'équipement qui leur sont nécessaire. Parce qu'autrement la plus part des pays en voir de développement seraient, à l'image du Brésil, dans l'incapacité de rembourser les dettes contractées, ce qui détruirait irrémédiablement le système existent avec les conséquences politiques que l'on peut  imaginer en se référant au krach de 1929. 

En outre il n'est plus possible de faire la guerre par des moyens conventionnels pour des motifs purement économiques, la concentration des richesses étant ce qu'elle est, il est impératif  de s'entendre.

Par contre la représentation qu'on a du pays auquel on appartient ainsi que l'idée qu'on se fait de la place des étrangers et du rôle qu'ils doivent jouer dans la société ainsi que leur nombre, (y a t il un seuil de tolérance, doivent-ils voter, dans l'affirmative à quelle élection?) Relève du subjectivisme. Ne peut-on concevoir une ville dans laquelle les étrangers seraient majoritaires mais qui respecterait si bien les lois et coutumes que cela ne générait pas les autochtones?

La volonté d'acquérir ou de conserver un territoire riche en matières premières relève également de l'irrationnel et de la volonté de puissance ainsi que de glorification de l'orgueil national, puisque des pays tel qu'Israël, le Japon ou la  Corée n'ont pas ou peu de matières premières.

Nous voyons donc qu'il n'est ni possible, ni souhaitable (chapitre un) d'unifier le globe autour d'institutions politiques, et que la seule solution pour qu'il y ait une ébauche de conscience planétaire est d'ordre spirituel.

Afin qu'il y ait un commencement de conscience planétaire, une représentation par imagination sentimentale, (voir le début de "Marie et Théophile" pour l'imagination), de l'unité terrienne à travers la diversité de ses traditions; Il nous paraît indispensable de créer un Conseil Spirituel planétaire comprenant les cinq grandes conceptions religieuses, à savoir: l'hindoue, la juive, la chrétienne et la musulmane.

De nombreuses personnes objecteront qu'à l'heure du réveil d'une certaine intolérance d'origine islamique, d'un retour à un traditionaliste chrétien et particulièrement catholique ainsi que l'extrême rigidité des pratiques hindouistes et juives cette perspective retient de l'utopie.

Nous ne le pensons pas parce qu'elle nous semble être la seule solution envisageable pour sauver l'essence divine qui se trouve en l'homme.

La composition du Conseil serait d'un représentant par religion assisté d'une commission intégrant les tendances, par exemple la religion chrétienne aurait une commission ou serait d'une façon proportionnée à leur nombre orthodoxes et protestants, elle serait naturellement présidée par le pape.

Ce conseil ne se substituerait pas aux organismes existants, il les transcenderait par l'autorité morale de ses membres le composant. Ne se plaçant qu'exceptionnellement au niveau politique, (l'exception fut par exemple en 1978 où l'Argentine et le Chili demandèrent l'arbitrage du Vatican, donc du Pape afin de régler un contentieux frontalier. Ne représentant aucune nation, ils ne se prononceraient sur tous les problèmes qu'en fonction du code morale inhérent à toutes les religions:

Pour conforter l'indépendance des membres du Conseil ils bénéficieraient du statut de "citoyen du monde"

Une mauvaise lecture de cette proposition tendrait à faire penser que nous serions favorables à une théocratie universelle, (ce qui d'ailleurs fut le cas de la papauté romaine sur une base étroitement dogmatique, ce qui eu pour conséquence de rejeter tous ceux dont la raison ou la sensibilité empêchaient de croire au dogme de la trinité; Par exemple.

Nous sommes conscients que le mot "théocratie" puisse évoquer chez certaines personnes des scènes particulièrement douloureuses telles que les tribunaux de la "sainte inquisition" ou les scènes dégoulinantes de haine et de sang que nous a montré la télévision lors de la révolution iranienne, (aussi n'avons-nous pas utilisé ce mot.

Afin d'éviter ce genre d'abus le Conseil Spirituel Planétaire  ne disposerait d'aucune force armée, hormis à l'exemple celle d'une garde d'honneur, (tout acte tendant à enfreindre de façons directes ou indirectes cette disposition équivaudrait statutairement à une autodissolution immédiate), ni ne disposera d'un Etat. Nous pourrions envisager la création d'un espace jouissant de l'extraterritorialité dans les eaux internationales ou mieux d'une station orbitale du genre "Soyouz".

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IV - Dieu et la science

Importance croissante de ces notions



Le travail commun des principaux courant religieux devrait petit à petit aboutir à la naissance d'une religion véritablement universelle dans la formulation de ses dogmes et rites           

Cette religion aura l'avantage d'intégrer les découvertes que ne manqueront pas de faire les astronomes et astrophysicien, et donc d'être plus difficilement réfutable par les athées et les septiques.             

Il se pose en effet le problème des relations entre la religion et la science.

Il n'est pas question évidemment de revenir à l'asservissement de la science par la religion, lorsque lui  fut interdit sur la base d'une mauvaise lecture biblique de proclamer en 1610 l'héliocentrisme; Mais il n'est pas plus question d'obliger la religion à changer de dogmes tous les dix ans sous prétexte de nouvelles découvertes scientifiques. Parce que nous sommes convaincus qu'en fin de compte il y aura une grande fusion entre religion et science; cette fusion, commence notamment à se faire avec la "gnose de Princeton", mais elle est bien timide est ne concerne qu'une minorité de chercheurs. Or il nous semble important que ces nouveaux chercheurs aient à l'esprit l'hypothèse de la volonté divine pour éclaircir les résultats de leurs découvertes, faute de quoi ils risqueraient de ne les comprendre qu'imparfaitement et donc de n'en pas tirer me maximum.

Prenons un exemple parmi tant d'autres découvertes scientifiques qui n'ont pas été pleinement  exploité, nous semble-t-il tant sur le plan scientifique que sur le plan philosophique; nous voulons parler de la théorie de la relativité d'Einstein.

Selon cette loi, dont la formule a été popularisée par le titre d"un roman "E= MC2 Mon amour, la vitesse préserve les objets de l'usure du temps.

D'autre part l'univers, sans le fameux éther que tant de scientifiques et philosophes ont vainement essayé de prouver, serait non seulement courbe, mais aussi en expansion et en régression d'où la fameuse grande année chère aux présocratiques.

Que ne nous servons pas pour le traitement des maladies incurables du fait que la vitesse préserve du temps, donc de la vieillesse? N'y a-t-il pas d'empêcher le développement des cellules cancéreuses de se développer en élevant la vitesse de vibration des cellules? Peut-être avons-nous entre les mains les clefs de l'éternelle jeunesse et donc le moyen de vaincre la mort due aux causes biologiques.

A la lumière de la loi cosmologique que nous avons exposé ci-dessus, nous pouvons nous demander s'il n'existe pas une planète où l'espèce humaine ne serait pas dominée par une autre espèce ou bien encore une autre planète où l'Allemagne hitlérienne ne serait pas sortie vainqueur de la deuxième guerre mondiale. L'hypothèse émise dans "Marie et Théophile" serait-elle juste, à savoir que la création des mondes n'aurait pour but que la possibilité pour la divinité d'expérimenter tout ce quelle pouvait concevoir comme situations.

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V - La science face à la paix



Il nous apparaît extrêmement important de poser à toutes nouvelles recherches scientifiques ce postulat simple et clair: à savoir qu'elles doivent contribuer au rapprochement des cultures nationales ainsi qu'à l'amélioration des cultures nationales.

Nous ne pouvons plus considérer le progrès technologique comme un but en soi.

La supposition que nos nouvelles découvertes amélioreront l'état moral de l'humanité est évidemment fausse; y a-t-il eu par exemple une amélioration morale entre l'époque où Akhenaton tenta d'imposer le monothéisme en Egypte, prenant pour symbole le soleil et celle ou l'on découvrit la fission atomique? Nous en doutons!

La recherche doit donc rapprocher les peuples les uns des autres et l'une des meilleures inventions serait la "téléphonie"afin que les téléspectateurs puisse intervenir à tout moment soit pour contredire un ministre, soit pour poser des questions sans standard ni contrôle, ou aux invités d'autres cultures nationales ou religieuses.

De même la science devrait faire un très sérieux effort en ce qui concerne l'énergie psychique, (les fameux pouvoirs psychiques), car si le cerveau émet des ondes matérialisables par les encéphalogrammes, et partant du principe que "rien ne se perd, tout se transforme" il serait étonnant que ces ondes, où pensées, ce qui revient au même aillent dans l'univers et s'y perdent.

L'hypothèse qu'il y ait des phénomènes de lévitation ou de télékinésie devrait-elle pas inciter les chercheurs à travailler sans idées préconçues dans le domaine de l'esprit afin de dégager les lois objectives que tout le monde puisse appliquer, et qui serait enseignées dès l'école primaire, ce qui aurait pour effet de restreindre encore davantage les limites du globe et d'entrer en contact presque immédiatement avec nos futures colonies spatiales.

Il existe également un autre domaine où les chercheurs ont et auront un rôle essentiel en ce qui concerne l'avenir de l'humanité: empêcher la guerre atomique.

Nous voyons déjà un formidable renversement de perspective s'accomplir sous nos yeux sans que nous n'en soyons vraiment conscients. L'anéantissement radical de la menace de guerre nucléaire par l'initiative de défense stratégique, (I.D.S) à condition bien sùr que celle-ci soit fiable à cent pour cent et qu'elle recouvre la planète entière.

Il est plus vraisemblable qu'un gouvernement trouvera de nouvelles armes susceptibles de ne pas être gênées par ce moyen de contrôle; mais considérant que chaque processus engendre inévitablement sa parade, il va de soi qu'elle sera trouvée.

Les  conférences sur le désarmement ne peuvent qu'être utopiques et trompeuses pour deux raisons:

La première est qu'aucune nation n'accepterait que des observateurs étrangers n'aillent vérifier la réalité du désarmement, et le cas échéant dénoncer la non-observation du désarmement par l'adversaire. 

Nous fera-t-on remarquer qu'avec les satellites espions il n'y a plus besoin d'envoyer des observateurs?

Peut-on oublier que l'homme est désormais en mesure comme nous l'a montré l'invasion des camps palestiniens de Chatila et de Sabra, de construire de véritables villes souterraines reliées entre elles par un vaste réseau routier.

Les satellites espions ne peuvent observer qu'à la surface du sol, ou à la rigueur à quelques mètres en dessous; Mais si une puissance veut réellement rester armée elle construira un véritable complexe militaire à des profondeurs telle que nul satellite ne pourra le déceler.

La deuxième raison est que même si l'on était arrivé à un désarmement significatif, les connaissances acquises dans le processus de fabrication des armements serait archivé d'une façon ou d'une autre, et donc serait réutilisable secrètement, jusqu'au jour où maîtrisant à nouveau cette arme, un pays ou groupe de pays soumettrait le globe sous sa domination.

A ce sujet le désarmement forcé de l'Allemagne en 1918 aurait dû faire comprendre aux hommes politiques dès 1936 que le désarmement unilatéral ou multilatéral était trop aléatoire et dépendait de trop de facteurs incontrôlables à longue échéance, tel que la volonté de respecté les accords, ainsi que la possibilité de les faire respecter.

Nous objectera-t-on qu'un désarmement consenti sera obligatoirement respecté? La belle affaire! Oublie-t- on que le principe même du machiavélisme est de faire signer par l'autre des engagements qui les lient pendant que l'adversaire les violent, préparant secrètement ainsi son hégémonie.

Il est à craindre que ces deux hypothèses, complexe d'armement souterrain et machiavélisme soient pratiqué en URSS, au reste, une certaine presse (mal vu parce que de droite) fait état d'un maintien à niveau constant de la puissance militaire de l'URSS et du fait que les engins démantelés à grand renfort de publicité en 1988 devaient de toute façon être détruits.

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VI - La lutte contre la famine



Il y a enfin une dernière direction dans laquelle la science devra faire un immense effort: celle de la fertilisation des sols africains

Ce n'est malheureusement pas une simple formule poétique que de dire: "le désert avance"... Et pourtant il existe des moyens simples afin de faire reculer le désert, et pour y faire pousser de nouvelles récoltes.

Mais avant d'expliciter les moyens de fertilisation des sols il convient de poser un principe intangible qui pourrait paraître inhumain, mais qui pourtant est d'une absolue nécessité: Celui de n'aider les pays en voie de développement qui se rangent résolument dans le camp occidental tel qu'il est sorti de violation des accords de Yalta par l'URSS. On pourrait croire que cette clause n'est plus d'actualité, erreur! Il existe toujours des Etats communistes dont le système est soutenu par l'extérieure.

Faisons une brève parenthèse pour rappeler que l'accord signé à Yalta n'était nullement un partage hermétique de l'Europe entre deux zones d'influences capitaliste et communiste mais qu'il avait pour but principal de favoriser l'émergence dans les pays libérés du nazisme de gouvernements démocratiques, à travers, ans un premier temps, la formations de gouvernements d'unions nationales dont les communistes faisaient partie et qui se sont peu à peu emparés du pouvoir, avec l'aide direct, comme en Pologne, ou indirecte, comme en Tchécoslovaquie de l'URSS.

Si nous ne procédions pas à cette sélection nous rendrions l'esclavages communiste supportable aux populations et paralyseraient ou atténuerions l'efficacité des mouvements de résistance tel que l'unita an Angola; en outre le gouvernement s'attribuerait le mérite de l'amélioration de la situation intérieure due précisément à cette aide aurait pour conséquence de permettre aux gouvernements communistes de mobiliser davantage de moyens humains et financiers.  C'est ce qu'ont faits les gouvernements éthiopien durant la famine, et roumain avant les élections de mai 90.

Mais il va de soi que dès qu'un peuple se sera débarrassé du gouvernement communiste, il aura droit à une aide massive, continue dans une durée limitée et immédiate pour rattraper le temps perdu, ceci pour consolidé le nouveau pouvoir et sauver le maximum de vies humaines.


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Le premier moyen serait d'ériger autour des territoires concernés une véritable ceinture d'usines de dessalement et de purification d'eau de mer; de ces usines partiraient un réseau d'irrigation desservant des milliers de kilomètres.

Mais l'eau seule ne pourra fertiliser le sable, il faudra mettre au point un plan consistant à faire petit à petit avancer les terres, non seulement à partir des régions limitrophes déjà fertiles; mais aussi à partir des oasis où en principe existent quelques cultures nutritives.

Une fois la terre étalée, il faudra y planter des arbres qui ont en même temps des fruits et des larges feuilles afin que la vapeur d'eau dégagée par la feuille et l'action du soleil puisse se condenser dans l'atmosphère et retomber en gouttes de pluie.

Ce qui fait le climat d'une région n'est pas seulement sa situation géographique, mais aussi ce qu'on y cultive. Il existe notamment en Russie de vastes zones gelées sans rien qui ne permette de la naissance de vapeur d'eau donc de nuages, ce qui a comme conséquence qu'il ne pleut pratiquement jamais. Par contre l'Inde a un climat chaud, mais de hautes chaîne de montagnes, telle que l'Himalaya font office de boucliers naturels où s'accumulent les nuages et lorsqu'il y en a trop cela donne la mousson.

Afin que e plan de fertilisation réussisse il faudra impérativement remplir deux conditions essentielles: la première consiste à ne plus refaire les mêmes erreurs qu'au cours du dernier quart de siècle écoulé, erreurs dues à la cupidité des propriétaires qui pour avoir toujours plus d'argent gavèrent le sol de pesticides et de produits chimiques.

Pour cela il va falloir utiliser des engrais naturels comme le bois mort les feuilles mortes, les déjections animales et humaines. Deuxièmement redécouvrir et enseigner le biodynamique qui consiste à aider les légumes les uns par les autres: en effet les légumes sécrètent, comme nos glandes, une essence q lui est propre, mais qui peut aider un autre que lui-même.

La deuxième condition afin que la fertilisation réussisse est l'invocation du divin, qui comme nous l'avons expliqué dans "Marie et Théophile" est autour de nous ainsi qu'en nous.

Si nous acceptions cette vision de l'univers, nous devrions comprendre que l'homme n'est pas fondamentalement différent des éléments primaires tels que la terre, l'eau et de tout ce qui pousse grâce à ces substances. C'est en reconnaissant cette vérité fondamentale  et en invoquant que la petite communauté agricole fondée en Ecosse par un chômeur dans une région désolée (la communauté en question s'appelle Findhon ) à obtenu des résultats dépassant tout ce l'on pouvait raisonnablement espérer. Mais ce qui différencie l'homme de façon si essentielle par rapport aux éléments naturels, c'est le degré de l'esprit divin manifesté en l'homme et corrélativement la possibilité d'agir sur lui-même ainsi que sur son environnement.

Dans cette perspective, l'homme est probablement le seul être corporel du système solaire à modifier son environnement d'une manière spirituelle.

La prière est un acte de foie et de volonté.

  • De foi parce que l'on ne voit pas les forces que l'on déclenche et que l'on ne voit pas non plus la relation entre l'acte spirituel et la réalisation qui apparaît quelque temps après.

  • De volonté parce que si nous demandons d'obtenir quelque chose, et si on prie avec la certitude d'obtenir la chose que nous voulons il est obligatoire que nous l'obtenions; Sinon il faudrait renoncer à l'axiome de causalité, ce qui a pour conséquence de nous exclure du monde rationnel pour nous faire entrer dans celui de l'irrationnel et de la superstition.

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VII - Le travail : Un problème en grande partie psychologique



L'un du grand problème de demain sera d'appréhender d'une façon correcte le problème du travail, du travailleur et de son remplacement par les robots dans une perspective d'automatisations des entreprises.

Le chômage, c'est une banalité que de l'écrire, est une catastrophe, tant au niveau national qu'au niveau de la psychologie individuelle.

L'une des premières choses à faire est d'éviter de restructurer les usines sans tenir compte de la conséquence humaine. Transformer le temps perdu en gain culturel en permettant à de jeune gens qui aurait quitté l'école sans diplôme d'y retourner, refaire vivre l'artisanat, aider les gens qui ont des rêves d'enfances et qui sont d'intérêts collectifs à les réaliser, mettre en place des cercles d'études des histoires comparées, (régionales, internationales) de religions comparées, de géographies, d'ethnologie, bref de tout ce qui peut rendre un être meilleur; Tout cela peut contribuer à soutenir le moral des chômeurs.

Le travail manuel consiste à transformer la matière première par une certaine dose  de travail manuel et de force mécanique ainsi qu'intellectuelle était, est et sera, (du moins en temps normale), la principale  activité de l'homme.

Il y a deux philosophies du travail: l'une chrétienne l'autre marxiste.

La philosophie chrétienne du travail le considère comme une conséquence du péché originel et donc une malédiction de Dieu. Corrélativement elle présente l'oisiveté comme menant inévitablement aux vices. Ce qui est exact pour tout homme qui se contente de jouir de la vie sans avoir de fermes principes moraux, religieux ou philosophiques.

Il y eut certes des tentatives d'ennoblissement du travail qui se fondèrent sur la constatation que seul l'homme, de toute la création a la faculté, et pas seulement pour vivre, mais aussi pour glorifier son créateur à travers les arts tel que l'érection de monuments, la peinture, la sculpture ou encore le chant.


A cette liste vinrent s'ajouter les métiers qui devinrent nos classes sociales, ou les castes hindoues; De rois, guerriers, et prêtres. Les rois pour coordonner les activités des artisans, les guerriers pour protéger la nation enfin les prêtres pour appeler la bénédiction divine sur l'ensemble du corps social.

Les trois catégories de travailleurs sont, remarquons-le identifiées avec la hiérarchie sociale existante. En effet, ne pouvaient $être roi, du moins en France, que l'aîné du roi (alors qu'en Pologne la monarchie était élective). De même ne pouvaient être chevaliers (à moins d'être anoblis) que les fils de chevaliers: seul le recrutement du personnel était un peut plus large, surtout en ce qui concernait la population monacale ainsi que celle du bas clergé, en revanche la quasi-totalité des évêchés et archevêchés revenaient aux fils cadets des familles nobles dont les  parents ne pouvaient assurer l'équipement nécessaire à la guerre.

Ce n'est donc pas, nous le voyons, sur l'accumulation des richesses produites par l'homme que fut basé l'ennoblissement du travail mais d'une part sur la valeur d'autorité politique et spirituelle et d'autre part sur le courage physique et l'abnégation du guerrier.


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La vision marxiste du travail est comme sa vision de l'homme: extrêmement matérialiste et restreinte.   

Le marxisme ne prend en compte que la production de richesse physique telles que les machines, étoffes, bâtiments, et nourriture. Tout ce qui ne contribue pas manuellement à la production, c'est-à-dire fondateurs d'entreprises, directeurs, et à plus forte raison investisseurs de capitaux sont considérés comme des exploiteurs du peuple.

Cette conception était apparemment justifiée par la richesse fabuleuse de ces gens (ainsi que par un certain manque de savoir-faire psychologique qui pouvait faire penser qu'effectivement il n'y avait pas d'intérêts communs entre le prolétariat et la bourgeoisie), par rapport aux conditions de vie ouvrière; Surtout entre 1830 et 1860 qui furent les dates entre lesquelles Marx donna le plus de lui-même, (le manifeste du parti communiste fut rédigé en 1848) Ce que ne voient pas, ou ne veulent pas voir les marxistes c'est l'extraordinaire activité intellectuelle qu'il faut pour diriger une entreprise.

Ce que préconisèrent les marxistes (et que rejettent entre autre les pays d'Europe de l'Est pour leurs inefficacités économiques); C'est la nationalisation des usines et du crédit; (5° point du manifeste ") ce qui revient à ôter aux directeurs des usines toutes autonomies de gestion, et que tous soient ouvriers et directeurs de façon interchangeable. Cette nationalisation, prélude à une société sans classes, but final du communisme, est un leurre parce que l'expérience nous montre que les ouvriers des usines Renault n'ont pas d'avantage part aux prises de décisions de la direction que ceux de Citroën; Peut-être tout simplement n'en sont-ils pas capables. La seule différence réside dans le processus de nomination des responsables administratifs au sein des entreprises privées qui sont désignés par l'actionnariat privé au lieu d'être nommés par le conseil des ministres.

La collectivisation, ou si l'on préfère, la nationalisation, non seulement n'a pas pu donner davantage de pouvoir à l'ouvrier, mais elle n'a  même pas pu restaurer sa dignité à ses propres yeux ainsi qu'aux yeux de son employeur. 

Loin de rompre avec le système capitaliste, comme il le prétendait, le communisme en aggrave le mécanisme tout en empêchant les cotés positifs de s'épanouir pleinement

C'est ainsi que fut instauré dans les années trente le stakhanovisme dont l'objectif unique fut d'atteindre et de dépasser les normes fixées dans les plans quinquennaux, (il y a quelques années une information parue dans les journaux radiodiffusés nous apprit que Stakhanov n'a jamais dépassé les normes mais que c'était une équipe qui l'avait fait, ce qui n'empêcha pas les autorités communistes d'individualiser l'exploit pour inciter les ouvriers à se surpasser et à les culpabiliser s'ils ne le faisaient pas).

Ce système eut pour conséquence le renforcement du rôle de courroie de transmission des syndicats qui prirent les ordres du pouvoir politique. Ce qui eut, et a, pour corollaire une baisse de la qualité de la vie en Union Soviétique par rapport aux pays capitalistes d'Europe. Nous ne prendrons comme exemple que le fait que le week-end est toujours inexistant en URSS.

  La volonté de ne voir en l'homme qu'un élément de production manuelle ou intellectuelle en oubliant délibérément ses besoins psychologiques (religieux, esthétiques, affectifs...) a pour conséquence  l'entassement de plusieurs famille dans un logement, la restriction des possibilités de voyager à l'étranger ainsi qu'à l'intérieure de son propre pays par l'établissement d'un passeport intérieur, l'interdiction ou la surveillance des lieux de cultes.

(Nous invitons le lecteur à se remémorer ce  qui a été écrit au second chapitre concernant les rapports conflictuels entre le communisme et les religions).

Nous nous contenterons de préciser que le communisme est obligé de maintenir l'anathème sur le concept de transcendance parce s'il  reconnaissait que l'homme est quelque chose de plus qu'un rouage de la société dans laquelle il vit, et qu'au surplus ce petit quelque chose est immatériel, cela le condamnerait d'une façon irrémédiable. Le fait que nous assistions à une sorte de relégalisation des religions en URSS s'inscrit dans le cadre d'une politique de "poudre aux yeux" comme au temps de la N.E.P; sommes-nous allé voir ce qui se passe dans les coins peu médiatisés? Au reste il faut bien être crédible lorsqu'on veut donner l'illusion d'un rejet progressif du communisme sur le plan idéologique et économique. Mais que vienne une réaction...

Parce qu'en effet cela signifierait que le bonheur matériel n'est plis l'absolu et que tous les moyens en vu de son obtention ne sont plus acceptables. Ce voudrait également dire qu'il y a d'autres travaux que ceux purement productifs qui soient honorables.

Cela équivaudrait à réinstaurer le monde spirituel qui est en chacun de nous; ceci aurait pour corrélation une plus grande liberté d'imagination pour les artistes ainsi qu'une plus grande liberté de réflexion pour les philosophes dans l'élaboration de leurs hypothèses. Parce qu'en définitive, tous ces gens qui ne produisent rien de concret, rendent service à leurs contemporains e, leurs donnant des aliments culturels et spirituels afin de les aider à se forger leurs vérités intérieures qui leur permettent d'affronter la vie.

La notion de service doit impérativement être étendue aux ouvriers ainsi qu'aux dirigeants d'entreprises. Parce que du plus petit au plus grand nous sommes tous les serviteurs les uns des autres. Que les éboueurs se mettent en grève, et nous sommes tous gênés par le volume des ordures qui s'accumulent, qu'un chef d'entreprise cesse de diriger et l'usine cesse  de tourner, que les ouvriers du bâtiment quelques temps cessent de construire et de rénover et ce sont des milliers de personnes qui à première vu n'ont rien à voir avec eux, qui auront des difficultés de logement.

Comme nous le constatons tout le système social  sorti de la pensée et de la pratique technologique moderne fait de nous, que cela nous plaise ou non, des serviteurs.

Si nous accoutumions à penser le plus profondément possible cette vérité, nous insufflerions dan la conscience du travailleur le sentiment de sa dignité qui lui a été trop longtemps refusé à cause de l'aspect sous qualifié de son travail, de même si nous qualifions de serviteur un directeur ou un ministre, il n'y aurait plu de raisons que cet adjectif qualificatif soit pris dans un sens péjoratif. Imaginez une phrase telle que: "Le serviteur responsable de l'usine demande à vous voir!"

Parce qu'ainsi que nous l'avions démontré dans "Marie et Théophile", la conscience est essentiellement une manifestation de notre subjectivité. Un mot est une chose neutre par elle-même. Sa valeur extrinsèque dépend toujours de la tonalité de la voix qui le prononce. Lorsque par exemple une institutrice dit: "c'est fini" cela peut être considéré soit comme une simple question à un élève qui doit rendre sa copie, ou comme un coup de semonce à un élève chahutant, et pourtant la phrase par elle-même reste identique.

Ainsi en est-il du problème ouvrier, qui comparativement à l'ouvrier du dix-neuvième siècle est beaucoup mieux traité et qui par rapport au chômeur est un privilégié.

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VIII - La responsabilité



Seuls sont véritablement à plaindre les immigrés clandestins travaillants dans des ateliers clandestins. Et encore ont-il une part de responsabilité dans leur exploitation.

La responsabilité des humains devant Dieu est une notion essentielle,  bien plus que la notion de liberté que nous avons discuté dans "Marie et Théophile".

Que ce soit dans une démocratie ou une dictature, de droite ou de gauche, l'homme est responsable de ses actes comme de ses pensées.

La responsabilité naît dès qu'il y a une idée, même inexprimée.

En effet, l'idée est le moule parfait dans lequel vient s'insérer l'action imparfaite. Nous pouvons considérer l'idée comme parfaite par rapport au niveau intellectuel et moral de l'émetteur.

Il nous semble évident, par exemple, que l'idée parfaite pour le membre d'une tribu africaine complètement isolée du monde occidental sera de pourvoir aux besoins nutritifs de sa famille durant le reste de ses jours, et ce d'un seul coup, mais la nature corruptible de la nourriture le lui interdit; L'action est donc condamnée à être imparfaite malgré la perfection de l'idée. Il en est de même en ce qui concerne l'occidental qui peut avoir envi de se défaire de tout ce qu'il possède en faveur d'une organisation charitable, qui devant la nécessité de faire vivre sa famille y renoncera. Ces exemples sont positifs et n'importe quel homme revendiquera de telles responsabilités. Cependant prenons l'exemple d'un malfaiteur qui émet l'idée d'un cambriolage mais qui pour une raison ou une autre ne l'effectue pas. Ce malfaiteur est quoique l'on pense, responsable devant sa conscience et devant Dieu, ce qui revient au même.

Si en effet, nous admettons en faveur de l'idée une existence autonome dès l'instant où elle est émise et si nous considérons que n'étant pas corporelle, l'idée a une existence beaucoup plus longue que la vie d'un homme ou d'un groupe d'hommes, nous pouvons admettre l'idée d'un karma collectif; Ainsi que nous avons admis dans "Marie et Théophile la vraisemblance d'un karma individuel.

L'idée d'une action juste vibre façon aussi intense que celle d'une mauvaise action, mais ce qui fais la prépondérance du bien sur le mal, outre le mouvement ascensionnel qui va irrémédiablement du mal absolu au bien absolu ("Marie et Théophile") bien que cette ascension soit sujette à d'inévitables dégringolades avant d'atteindre le sommet, c'est qu'il y ait disséminé à travers toutes les religions des hommes et des femmes vouées, dans des couvents ou en liberté, à l'émission des idées de bonté et d'amour, ou pour parler clairement de prières

Nous devons toujours accorder plus d'importance à l'idée qu'à l'acte pour la raison indiquée plus haut, et ceci même dans la non-conformité entre l'idée et l'acte.

Si par exemple un homme fait soigner l'un de ses semblables dans le but de le torturer et qu'il n'en ait pas la possibilité, il devra répondre devant Dieu et sa conscience non seulement de l'action mais aussi du but dans lequel celle-ci à été faite, par contre un médecin qui pratique l'euthanasie sur une personne incurable qui souffre atrocement, dans le but qu'elle cesse de souffrir; L'idée devra prendre le pas sur l'acte. Ceci ne signifie nullement que nous sommes partisans de l'euthanasie, mais nous ne croyons aucunement à la "valeur rédemptrice de la souffrance" ainsi qu'elle est prêchée par certains "mystiques" catholiques.

Ce qui revient à penser que si un homme vient dans un pays dans le  but exclusif de s'enrichir, et si en plus il y rentre en violant les lois, et si enfin il refuse de s'insérer dans le tissu national et que pour son malheur il tombe entre les mains d'un employeur sans scrupules, il semble évident qu'il porte une très lourde responsabilité dans la situation subie en ce sens qu'elle résulte d'un choix purement égoïste.

Ce choix semble égoïste même si l'immigré a une famille à nourrir, et à plus forte raison s'il est célibataire. Parce qu'en effet chaque homme naissant dans un pays a le devoir de se sentir solidaire du pays dans lequel il a été placé par Dieu. Si nous raisonnons logiquement, il s'en suit que tout être humain qui offre ses bras, son énergie, son intelligence à un pays étranger sans vouloir en prendre la nationalité peut être considéré comme un déserteur de la prospérité nationale;

Ceci ne va nullement à l'encontre de la fraternité universelle. N'avons-nous pas établi au début de ce livre que l'amour de la patrie doit s'accompagner du respect et de la connaissance des autres peuples et de leurs civilisations? Au reste la notion de fraternité n'est pas inévitablement synonyme de celle de confusion; il y eut, et il y a toujours des fraternités très hiérarchisées tels les chevaleries (ordre du Temple, de Malte).

Or l'amour de la patrie ne peut en aucun cas être confondu avec un vague sentiment nostalgique d'une période historique idéalisée. L'amour est une force constructrice qui transcende nos volontés, efface nos douleurs, démultiplie les forces investies dans le travail.

Au reste nous pouvons considérer le fait de travailler pour le bien-être de son pays comme un acte d'une portée véritablement universel car ce faisant, on évite des troubles politiques et sociaux qui en d'autres temps amenèrent le communisme en Russie et le nazisme en Allemagne.

En admettant le problème du choix, et non celui de la liberté qui est le mal absolu parce qu'ayant trop de définitions elle n'en a aucune et est donc éminemment équivoque, est un problème métaphysique, Dieu seul est libre étant omniscient, tout-puissant, incorporel; l'homme par contre est limité tant physiquement qu'intellectuellement, de plus de nombreuses caractéristiques de notre personnalité sont inscrites en potentialité dans notre génome, nous ne faisons que les actualiser; Nul ne peut prétendre s'y soustraire même vivant dans un pays  communiste ou simplement autoritaire. Pour faire un bon choix, dans n'importe quelle situation, il suffit, (encore faut-il être psychologiquement apte à le faire) de se poser la question: "que ferais-je si j'étais Dieu?" Ce qui suppose la soumission à la conception couramment admise de la personnalité divine. Nous écrivons "simplement autoritaire" parce qu'il y a une différence essentielle entre une dictature de droite et une dictature de gauche.

La première est purement circonstancielle, aucune dictature communiste n'a pu être renversée par le peuple. Ceci écarte évidemment le cas du Cambodge ou un régime prochinois a été renversé par l'invasion vietnamienne et l'intervention courageuse de Reagan à la Grenade.  Les récents bouleversements survenus à l'Est ne peuvent être considérés comme définitifs vu l'extraordinaire menace que continue à faire peser la puissance de feu de l'armée soviétique, mais aussi au regard d'une insuffisante épuration des  armées et des administrations des pays anciennement communistes. Il convient en outre de  se rappeler que le communisme est une idéologie qui s'exporte, et que plus d'un milliard d'asiatiques (chinois, vietnamiens, laotiens) vivent sous la terreur communiste. Or la Russie médiévale dû faire face à des invasions asiatiques, notamment mongoles, qui peut nous assurer qu'une Russie libérée du communisme ne sera pas obligée de faire face aux agressions du communisme asiatique?

La seconde différence, celle-ci essentielle, est que les dictatures de droites justifient leur existence comme devant permettre le maintien de la propriété privée ainsi que des libertés économiques. Elles n'ont pas, contrairement aux dictatures communistes, pour objectifs de bouleverser les structures économiques et sociales, ce qui fait que n'ayant pas pour ambition de transformer l'humain, une adhésion passive suffit, elle lui laisse davantage de liberté spirituelle, à condition, bien sûr, de ne pas transformer les chaires en tribunes politiques.

Mais revenons au problème du choix, si tant est que nous en soyons écartés, chaque humain est doté qu'il le veuille ou non d'un minimum de capacité de choisir, que ce soit in choix sans grande importance tel que donner ou ne pas donner à une quête sur la voie publique pour une organisation charitable, ou violer sciemment la convention de Genève en torturant un prisonnier de guerre. L'homme à toujours la possibilité de faire ou de ne pas faire le mal; de faire le moins de mal possible. Et même de faire le bien sous un assassin (nous pensons au médecin d'Himmler, le Suédois Félix Kersten qui arracha  des dizaines de convois de déportés aux chambres à gaz, lire "les mains du miracle").

Que le soldat pense que la guerre dans laquelle est engagé son pays est injuste, il demandera l'asile politique à un pays neutre, ainsi il ne trahira, ni ne retournera ses armes contre lui.

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IX - Ce qui légitimise le pouvoir politique 



Arrivé à ce stade de réflexion nous ne pouvons que nous pencher sur ce qui légitimisme le pouvoir politique.

Nous pouvons, contrairement a ce que pensait Rousseau qui pensait que la première forme de gouvernement est née d'un contrat librement discuté en vu de sauvegarder  une misérable propriété privée se réduisant à une hutte et à trois pots de terre cuite ("discours sur l'origine de l'inégalité" page 219 édition Garnier Flammarion) qu'à l'aube de la civilisation, la légitimité du détenteur du pouvoir reposait sur la seule force musculaire.

Cependant cette légitimité devait se révélait insuffisante au sein de la tribu parce que dès qu'un homme parvenait à prouver qu'il était plus fort que le chef, il le remplaçait immédiatement. Dès lors, il dû apparaître au niveau de la cité, qui n'est qu'une tribu sédentarisée, de façon simultanée la légitimité reposant sur la force, la bénédiction divine et le bien commun de la communauté incarné par un homme ou une famille.

La légitimation du pouvoir politique par le pouvoir spirituel eut pour conséquence de sacraliser la fonction royale et ainsi de mettre un frein aux tentatives de coups d'Etat qui devaient être assez fréquents.

Mais l'appel au surnaturel pouvait être détourné de son caractère de sanctification, il n'y a pas de bénédiction sans sanctification  qui élève le Roi au-dessus des mortels, et corrélativement sans qu'il prenne conscience que cet insigne honneur suppose des devoirs écrasants envers une communauté.

Pour légitimer ou consolider des tyrannies (aux deux sens du terme, le sens péjoratif que nous lui connaissons, mais aussi au sens qu'il avait dans l'antique Grèce: le pouvoir d'un seul, exercer pour le peuple et soutenu par le peuple) , par des prêtres corrompus, il eut pu arriver chez des peuples moins religieux que le chef s'impose d'abord par la force d'une élection plus ou moins truquée pour un temps déterminé mais que son action ayant été jugé conforme à l'intérêt général, il puisse y associer son fils de son vivant ainsi que procéder à son élection et sacre, (toujours de son vivant).               

L'élection devenant progressivement une pure formalité, elle tomba en désuétude au seul profit de la consécration religieuse. C'est exactement ce qui arriva à la famille capétienne qui régna sur la France entre 978 et 1789

A partir de cette date la vérité politique en France est que le pouvoir politique ne peut être ni héréditaire, ni religieux. Il doit procéder du contentement populaire exprimé par un vote. Cependant, quel que soit le mode de désignation démocratique, suffrage universel, censitaire, majoritaire à un ou deux tours, ou encore proportionnel, les électeurs ne se prononcent qu'en référence au vieux critère du bien commun, même s'ils ont souvent tendance à confondre leurs intérêts personnels ou catégoriels avec le bien national.

Seul le système communiste ne s'y réfère pas, c'est d'ailleurs ce qui fait son recul actuel en Europe de l'Est. Pour lui en effet, seul compte la conformité au dogme marxiste-léniniste.

C'est pourquoi peu importe le degré de bien-être du peuple, peu importe qu'une guerre soit offensive comme celle d'Afghanistan; aujourd'hui l'URSS a certes retiré ses troupes de ce pays mais reprend pied au Proche-Orient avec notre bénédiction sous prétexte d'isoler l'Irak. Il est  à noter que son attitude envers l'Irak est assez souple, qu'elle négocie le départ de ses ressortissants; tout se passe comme si l'Urss voulait ménager l'avenir en donnant des gages aux régimes radicaux. Ils n'ont strictement rien à faire de l'opinion internationale. Ce qui à la rigueur serait compréhensible s'ils étaient nationalistes mais ils bafouent l'intérêt national.

Le communisme pourrait-on dire; et malgré la tentative de le réformer de l'intérieure, mais est-ce une réforme ou une tentative de destruction lorsqu'on parle de "passage a une économie de marché en cinq cents jours? Où plus probablement de la poudre aux yeux, est la perversion absolue. Les rapports que l'on doit entretenir avec les Etats communistes, bien que ces deux mots renferment une contradiction car d'après Marx et Lénine le communisme se caractérise par la disparition de l'Etat, doivent se caractériser par une méfiance et une volonté de non-compromission absolue.

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X - Action et réflexion 



Du reste, lorsque au vingt-et-unième siècle nous partirons coloniser d'autres globes habités, nous devrons prendre garde de nous conduire non en être humains mais en dieux ayant pleinement développé nos pouvoirs psychiques et reflètent la majesté divine. Ce qui exclut naturellement les états communistes de la colonisation spatiale, parce que de l'avis général ils ne pourront pas avoir la possibilité scientifique d'aller beaucoup plu loin qu'ils ne sont maintenant. Il ne tient qu'à nous de les exclure définitivement en refusant tout échange scientifique et tout transfert  de technologie.

En effet, si nous prenons en charge des êtres vivants doués d'intelligence, ce qui est loin d'être improbable, nous devrons être moralement et spirituellement soudés, d'où l'importance croissante du Conseil Spirituel Planétaire.


En outre il ne nous sera pas possible de nous présenté en tant que français, chinois ou américains, ce qui ne correspondrait à rien dans le système de références des colonisés, mais en tant que terriens venus les aider.

Nous devons faire attention à ce que cette notion d'aide soit effective tant dans le domaine matériel que spirituel et que ce ne soit pas une simple formule de rhétorique destinée à couvrir l'exploitation de la planète.

Ce qui signifie que tout homme ayant, ou faisant apparaître au cours d'une mission, un caractère mercantile  ou égoïste devra être définitivement éliminé de tout ce qui concerne de près ou de loin le programme de colonisation.

Certains penseront peut-être que nous réfléchissons sur des chimères, mais pouvons-nous leur faire remarquer que dans l'écrasante majorité des cas, l'évènement a toujours précédé la réflexion. Ainsi en a-t-il été au  XVI° siècle pour savoir si les Indiens d'Amérique avaient une âme. Il faut reconnaître que la question se posait dans un monde dominé par la philosophie d'Aristote, le quel contrairement à Platon (qui se donne la peine d'interroger un esclave: Ménon) refusait la qualité d'homme aux esclaves, et donc la possession d'une âme. Cette question alla jusqu'au Pape qui trancha en faveur de l'humanité des indiens, mais que de temps perdu où le doute ne joua pas en faveur des indiens! Ainsi en va-t-il aujourd'hui en ce qui concerne l'insémination artificielle, ou à propos des mères porteuses.

Il est étrange de constater  que bien que l'être humain se caractérise par la possession de l'intelligence réflexive, il se laisse presque toujours mener par l'action.

Il va de soi que l'action naît toujours de la réflexion, même pour prendre un bâton afin de  faire tomber une pomme pendue trop haut pour que la seule main puisse la saisir, il faut que les liaisons s'établissent entre les notions hauteur, insuffisance de la longueur du bras, la grandeur du bâton par terre, bras + bâton = grandeur suffisante mais temporaire pour faire tomber la pomme. Ceci dans l'esprit.

Cependant si l'homme qui va faire ce geste est à cité d'un feu de bois et qu'il tape sur la pomme n'importe comment, il verra la pomme soit tomber dans le feu, soit dégringoler la pente. Ce  n'est qu'après un certain nombre d'expérience similaires qu'il prendra quelques précautions comme l'établissement d'un parapet autour du feu, le fait de taper doucement dans la direction opposée à la pente. 

Si l'homme se servait correctement de son cerveau il n'aurait pas besoin de répéter plusieurs fois la même expérience pour en trouver les conclusions logiques; il suffirait même de prévoir l'enchaînement inexorable des causes à effet pour pouvoir se passer de l'expérience, du moins pour la vie quotidienne.

Nous voyons bien que la réflexion est limitée par la soif de l'action qui n'est rien d'autre que le besoin de voir le pensée se concrétiser dans la matière pour que l'homme puisse se prouver sa puissance créatrice, (ou destructrice);

Ce qui se retrouve dans l'histoire de la création des empires coloniaux que nous étudierons  à travers l'empire britannique.

En effet, malgré l'échec américain les Britanniques commencèrent à agrandir leurs possessions indiennes et à conquérir des terres africaines sans le moindre plan d'ensemble qui aurait pu servir de référence à une action à longue échéance.

Il fallut attendre les années 1880 pour que Disraeli essaie de donner une structure à ce grand corps mou en proposant la création d'une assemblée impériale ainsi que d'une union économique britannique. Outre le fait que ces propositions n'aboutirent pas, le Commonwealth est une pâle réplique de ce qu'aurait pu être l'union, ces propositions ont été pensées à un moment où les principales conquêtes territoriales ont été faites ce qui eut pour résultat une impossibilité de rationaliser l'organisation impériale.

C'est en réalité le déracinement de l'action dans la réflexion qui est en cause et plus précisément la volonté de l'action, comme nous venons de le démontrer, à se vouloir indépendante se la réflexion d'où sortent les bêtises faites par l'humanité.

Cette incompréhension du lien entre la réflexion et l'action en tant que telle est certainement due au découplage qui s'est réalisé dés l'antiquité entre théorie et pratique.

Il ne serait peut-être pas abusif de dater le début de ce processus au "Phèdre" où Platon, y introduit pour la première foi le mot "philosophie".

On a beaucoup épilogué sur la signification de ce terme: pour certains il voudrait dire "amour de la sagesse", pour d'autres ce ne ferait que "l'amitié de la sagesse".

Remarquons simplement  que ceci fait appel au sentiment et < que ce n'est qu'une question de degré du sentiment. En effet, quoique la délimitation soit très faible, nous pouvons soutenir que l'amour de la sagesse est plus intense que la simple amitié.

Or, avant les philosophes, existaient les "sophoï", ou, sages, on pouvait être sages en toutes sortes de choses, peinture, sculpture, politique. Ces "arts", aux sens ancien du terme, c'est-à-dire métiers, ont l'avantage de ne pas être  purement spéculatifs, bien qu'avant de peindre ou sculpter, il faille faire un minimum d'effort intellectuel pour se conformer, du moins si l'on pratique l'art classique, aux lois d'harmonie.

Bien que la différence de degré dans la pratique de l'amitié, (ou l'amour), de la sagesse soit extrêmement ténue, il n'est reste pas moins que ces gens  considéraient la sagesse, (ou philosophie) comme un savoir positif praticable quotidiennement, (souvenons-nous que l'étymologie de "prudence" signifie "sagesse pratique" et que cette vertu-là est une des grandes vertus aristotélicienne), et non comme un système clos, parfaitement référencé à l'intérieure de lui-même et n'ayant qu'une faible incidence sur la vie sociale et individuelle des êtres.


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Nous avions écrit au début de ce livret que  pour qu'il y ait une conscience terrienne il fallait qu'au moins un des deux points soit acquis. Après avoir longuement développé le premier point il nous reste à traiter (brièvement car nous n'y croyons pas tellement) le second point.

Il n'est pas impossible, si nous nous plaçons dans l'hypothèse d'une pluralité de mondes habités distants de plusieurs années-lumière, qu'un de ces jours nous soyons agressés par une modalité d'intelligence différente, ou supérieure à la nôtre.

Dans une telle hypothèse ce qui se passe en ce moment contre l'Irak de Saddam Hussein sera une bien pâle préface comparée à ce qui se passera contre un agresseur extraterrestre.

Cependant l'emploie de la force n'a jamais uni durablement des nations culturellement différentes, (ce qu'illustre la situation de l'U.R.S.S qui fournit un excellant contre modèle à l'union forcée des U.S.A après la victoire des Etats fédérés sur les confédérés, au reste il y avait moins de différence entre un new-yorkais et un géorgien qu'il y en a entre un russe  et un ouzbek), au reste nous décelons déjà des failles dans la coalition anti-irakienne qui ne peuvent que s'amplifier avec le temps.

La seconde guerre mondiale, qui permis l'alliance contre nature du communisme et du libéralisme, nous apprend également qu'au sortir d'un conflit, même grave, les causes de différences reprennent le pas sur les intérêts communs et légitimes, (plan Marshall que l'u.r.s.s et à sa suite l'Europe de l'Est refusa, et dont elles auraient eut bien  besoin); et que la haine commune envers une entité est moins forte que l'amour (de la patrie par exemple) pour unir les gens.

Il est par conséquent tout à fait raisonnable de penser que même après avoir repousser une attaque d'extraterrestres nos particularismes reprennent le dessus et détruisent une foi de plus l'ébauche de la conscience planétaire.

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CONCLUSION



Bien que de nature disparate, ces "éléments pour une nouvelle réflexion philosophiques et politiques" nous semblent former un tout harmonieux.

Nous les avons considérablement précisé et enrichis tant par nos lectures, observations de l'actualité de la vie politique internationale.

Nous sommes sans illusions aucune quant à leurs applications dans un proche avenir, (au reste nous avons écrit postérieurement à la première mouture de ce texte un "manifeste pour une politique du bonheur" qui servirait de phase d'adaptation à ce projet), cependant par ce texte nous prenons date devant l'Histoire en général, et devant l'Histoire des Idées en particulier, qu'il existe une autre vision que celle du capitalisme cosmopolite athée.

Nous souhaitons vivement qu'un large débat s'organise autour de ce texte qui peut, nous le pensons, inspirer bien des mouvements, les uns plus politiques, les autres plus philosophiques, religieux ou mystiques. Que chacun y trouve son miel !

Notes



Texte révisé en :

Septembre 1990
Octobre 1990
Novembre 1990

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